Le Magnifique, Philippe De Broca (1973)

Le Magnifique

Le Magnifique Le Magnifique, Philippe De Broca Année : 1973

Réalisation :

Philippe De Broca

9/10  

Avec : Jean-Paul Belmondo, Jacqueline Bisset

Les Indispensables du cinéma 1973Les Indispensables du cinéma 1973Les Indispensables du cinéma 1973

Ça faisait bien vingt ans que je n’avais pas vu le film. Je ne me rappelais pas que c’était aussi con (donc forcément génial).

Tout petit j’étais fan de Bebel et de Bruce Lee. J’ai arrêté le karaté après deux séances et j’ai fait dix ans de théâtre après avoir vu Belmondo dans Cyrano. J’avais complètement oublié mes premiers amours !

Dans le genre cabots géniaux. On a eu Bebel en France, Gassman en Italie, Kinski (même si dans un registre plus réaliste : lui était vraiment fou et faisait un peu moins rire), les Anglais ont eu Peter Sellers (mais tous les acteurs anglais sont des cabots et depuis 50 ans, ils ont les meilleurs acteurs du monde), les Américains ont eu Pacino et Deniro mais Clooney est plus dans ce registre comique, et au Japon on a même eu… Cobra (directement inspiré de Bebel).

Aujourd’hui, Dujardin tente de reprendre la main, mais malheureusement ç’a beau être un pitre et un cabot, ce n’est pas un bon acteur (et puis moi il m’est antipathique comme garçon : le cabotinage n’est jamais trop loin de la prétention et on devient prétentieux quand on force le cabotinage, quand on est toujours en représentation et paradoxalement quand il joue les humbles). Et puis malheureusement, il faut de bons scénaristes derrière : le Magnifique, c’est Veber, OSS, j’n’en sais rien mais le scenario est vide…

Ah Bebel…

Sur le film, je n’ai rien à dire. Une allégorie de moi qui « critique » un film :


Le Magnifique, Philippe de Broca 1973 Les Films Ariane, Mondex Films, Cerito Films

Le Magnifique, Philippe de Broca 1973 | Les Films Ariane, Mondex Films, Cerito Films


 


Sur La Saveur des goûts amers :

— TOP FILMS —

Liens externes :


Un été 42, Robert Mulligan (1971)

À nous la petite anglaise

Summer of 42Un été 42, Robert Mulligan (1971)Année : 1971

 

Réalisation :

Robert Mulligan

9/10  lien imdb
Listes IMDb :

 

Limguela top films

L’obscurité de Lim

MyMovies: A-C+

Vu le : 29 mars 2007

Pendant une heure le film est faussement nostalgique. La ritournelle de Michel Legrand est usée à fond et Mulligan se sert du premier degré pour mieux rire de la stupidité des ados qui chassent les filles sur la plage. Puis comme dans Du silence et des ombres, un autre film commence dans la dernière demi-heure.

Cette fois Mulligan n’utilise plus la musique de Legrand. Plus besoin, il se souvient (façon de parler) ce que disait Guitry à propos de la musique de Mozart : « Ce qu’il y a de merveilleux dans la musique de Mozart, c’est que le silence qui suit est encore du Mozart. » Legrand n’est pas Mozart, mais il faut avouer qu’on en a bouffé pendant tout le film de cette ritournelle, et quand elle s’arrête, on a encore les oreilles qui chantent. Pendant toute une longue séquence muette (et sans musique donc), qui dure plus de dix minutes, l’émotion est là jusqu’à la fin comme un silence pesant et chantant. Pas besoin de parler, pas besoin de musique : c’est beau, tendre, émouvant, simple et triste.

Et la fin marche, bien sûr, parce que tout ce qui précède tend parfaitement vers ce final. Drôle et touchant, du Mulligan quoi.


 

Un été 42, Robert Mulligan 1971 | Warner Bros.