Notes de visionnage 2020

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Mai – août 2020

 
La Jeune Fille à l’écho, Arunas Zebriunas (1964)

Voir le commentaire  La Jeune Fille à l'écho, Arunas Zebriunas 1964 Lithuanian Film Studio ED Distribution (9)

Victoria, Justine Triet (2016)

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Victoria, Justine Triet 2016 Ecce Films, France 2 Cinéma, Le Pacte (3)

Le Président, Verneuil (1961)

Le patriarcat quasi exclusif illustré dans ce film vous donnerait presque envie de devenir féministe radical. Le film dénonce la corruption au sein des hommes amenés à exercer le pouvoir, on ne voit plus aujourd’hui qu’un groupe de mâles autour desquels gravitent quelques femmes fidèles et dévouées. Que de chemin parcouru… 1961, on croirait presque pourtant dans son esprit un film des années 30 (même si au niveau des chefs de l’État, y en a pas un qui sort de lot depuis cette époque de la IVᵉ République, c’en est presque effrayant ; même l’actuel, c’est une sorte d’hybride entre Pompidou et Giscard, un peu comme si le personnage de Blier accédait au trône juste après son petit délit d’initié).

Paris nous appartient, Jacques Rivette (1961)

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Paris nous appartient, Jacques Rivette (1964) | Ajym Films, Les Films du Carrosse

 
Trois Tristes Tigres, Raoul Ruiz (1968)

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The Blind Woman’s Curse, Teruo Ishii (1970)

Les belles heures de l’exploitation au Japon. De la bonne série B avec un mélange de multiple genres sans jamais devenir baroque ou étrange : l’horreur est très peu présente, le pinku à peine effleuré et laissé aux seules épaules nues des personnages féminins, ni un film de yakuza ni un film de joueurs itinérants (ce qui devrait être la même chose en fonction de l’époque décrite, et comme on est justement, il me semble, au moment historique où les clans yakuza au tournant du XXᵉ siècle commencèrent à se sédentariser et à former de véritables groupes criminels), ni un véritable (et bon) film de sabre. En fait, c’est tout cet ensemble, et surtout l’aspect visuel, très léché comme souvent en cette période, qui fait de ce film une petite merveille. On est très proche des Lady Yakuza ou des autres « opusculaires » déjà mentionnés ici ou là.

 
The 13th, Ava DuVernay (2016)

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The 13th, Ava DuVernay 2016 13th Forward Movement, Kandoo Films, Netflix (2)

Les Délices de Tokyo, Naomi Kawase (2015)
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Les Délices de Tokyo, Naomi Kawase 2015 An, Sweet Red Bean Paste Aeon Entertainment, Asahi Shimbun, Comme des Cinémas (2)

L’argent, comment le métal blanc a façonné le monde, Michael Burke, Graeme Hart (2018)

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L’argent, comment le métal blanc a façonné le monde, Michael Burke, Graeme Hart 2018 Matchlight Arte

L’argent, comment le métal blanc a façonné le monde, Michael Burke, Graeme Hart (2018) | Matchlight Arte

The Epic of Everest (1924)

Une jolie montée qui me laisse un peu froid. Le film est trop désincarné : des plans d’ensemble, des cartons explicatifs, et finalement on en sait assez peu sur les bonhommes partis mesurer leur orgueil en haut du toit du monde.

Les meilleurs moments de l’expédition sont au tout début du film quand on nous dresse un bref portrait des populations himalayennes (du beurre enduit sur tout le corps pour passer l’hiver, hum). On y voit surtout un ou deux monastères se dresser à flanc de montagne ou en haut de pic. Des images malheureusement trop fortuites, car si l’Everest est indéboulonnable encore pour longtemps et si chacun pourra encore longtemps venir s’affronter à lui, certains de ces forts-monastères n’existent plus pour avoir été détruit par les communistes chinois. C’est la triste nouvelle qu’on apprend quand on googlise le nom de Shekhar-Dztong… Le fort de Khampa Dzong serait lui encore intact.