Notes de visionnage 2017

 
Le Trésor des îles chiennes

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Le mystère de la matière noire (2012)

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La Phalène d’argent, Dorothy Arznar (1933)

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La Fille aux jacinthes, Hasse Ekman (1950)

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Tabou, Nagisa Oshima (1999)

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Gradiva, Raymonde Carasco (1978)

Cinéma expérimental, et comme tout le cinéma expérimental, y a pas de concept. Rien que le montage savant d’un écho, celui du vide.

Zidane, un portrait du 21e siècle (2005)

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Ombres en plein jour, Tadashi Imai (1956)

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Clément, Emmanuelle Bercot (2001)

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Certaines femmes, Kelly Reichardt (2016)

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Crésus, Adolphe Candé (1917)

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Hurlements, Joe Dante (1981)

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Elle, Paul Verhoeven (2016)

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The Lost City of Z, James Gray (2017)

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From the Notebook of…, Robert Beavers (2000)

Le meilleur de l’expérimental pour moi. Quelques jolies  notes au passage : « Le cinéma, ce n’est pas l’illusion du mouvement, c’est le mouvement ». Ok Robert, attends, tu mets pause que je réfléchisse ? Non ? ok… Ou la touche d’humour finale : « Me regarder gesticuler avec ma caméra ce n’est pas du cinéma ».

Eh ben, avec pas mal de travail de composition de plan, de jeu sur la lumière, le montage, le son, et toute une biographie incompréhensible sur un sujet et une personnalité qu’on n’a pas vu de tout le film (concept subversif, attention, on est en 1971, et Robert, poli, remonte même son film 30 ans après histoire de s’adapter à son époque et d’en faire un court, ou un long court, enfin un film plus court, moins long quoi, parce que oui, Robert, il est un peu répétitif ton film… toujours), eh ben tout ça c’est du cinéma. C’est chiant, c’est du tripotage de spaghetti à Florence, mais c’est bien foutu Robert.

La Cote d’Azur, Anonyme (1910)

Sorte de film publicitaire proposant diverses cartes postales animées de la Côte qui vaut surtout pour un procédé plutôt ingénieux et surtout parfaitement exécuté : chaque nouveau plan (ou vue, ou carte) est d’abord esquissé en dessin (toutes les méthodes y passent) puis dans une sorte de fondue improbable tout cela s’anime soudain et le dessin laisse place au cinéma. C’est parfois drôle parce que plus le procédé se répète moins la réalité animée du cinéma correspond à l’idéalisation initiale du dessin. Follement inventif. La restauratrice « tchèque » semblait avoir invité tous ses contacts Linkedin, historiens, programmateurs ou restaurateurs afin d’avoir une chance de filer un titre et un auteur à ce petit bijou.

Le Mystère de la villa blanche, Val Guest (1962)

8,5 Whodunit anglais saucé façon comédie américaine des années 30 pour les dialogues. Faut pas perdre le fil non pas de l’enquête mais des répliques sinon on passe à côté de quelques réparties. Tac, tac, tac, tac, ça mitraille. Mise en scène et jeu… à l’anglaise, rigueur et inventivité permanente. Et ce jusque dans les seconds rôles.

Sans dot, Yakov Protazanov (1937)

Film soviétique tout à fait amusant, dans genre un peu tchekhovien. Adapté d’une pièce célèbre russe paraît-il, on pourrait aussi y voir certains emprunts aux Frères Karamazov, avec deux hommes amoureux d’une même femme au caractère bien trempé (l’actrice est formidable, comme tous les autres, et on sent l’effet de la méthode stanislavskienne).

Kean, Alexandre Volkoff (1924)

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Les Arpenteurs, Michel Soutter (1972)

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Daugthers of the Dust, Julie Dash (1991)

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Break-up, érotisme et ballons rouges, Marco Ferreri (1965)

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Innocence, Lucile Hadzihalilovic (2005)

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Loving, Jeff Nichols (2016)

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Un jour dans la vie de Billy Lynn (2016)

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Your Name.

Équipe pour les herbes : 60 personnes
Équipe pour les bouches : 1 stagiaire dépassé
Histoire sympathique mais recyclée
Séquences karaoké en montage-séquence obligées toutes les vingt minutes comme des flashs de pubs programmées
Le Japon technologique est à vomir. Pas une séquence sans smartphone.
Titre merdique. Le français c’est ringard..
Not in My Name.. Beat it.. Bye Bye..
Merci d’avoir proposé cinquante bandes-annonces pour des horreurs 3D avant le film, il m’a bien fallu avoir une heure pour me réadapter et pour en avoir finalement un peu marre de regarder les décors tout bien faits (sauf ces saloperies de bouches).

Le Piano d’acier

Si l’on mariait papa, Frank Capra (1951)

Ling yi ban, Liang Ying (2006)

The Other Half

To Live and Die in L.A., William Friedkin (1985)

Quitting, Zhang Yang (2001)

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Sa dernière culotte, Frank Capra (1927)

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The Younger Generation, Capra (1929)

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So, this is Love, Frank Capra (1928)

Capra tendance, et période, gagman. Plutôt efficace. « Dessin-animé » burlesque et comédie romantique. Et un dernier gag qui décoiffe, la chute parfaite. Johnnie Walker (qui tourne donc la même année avec Capra, Bessie à Broadway) en petite frappe convaincante et des comparses au diapason. C’est très bien mené, mais ça manque d’une étincelle qui fasse du film autre chose que du burlesque.

Lets the Bullets Fly, Jiang Wen (2010)

Il faut imaginer Wild Wild West réalisé par Jean-Marie Poiré sous-titré par un chimpanzé dyslexique. C’est déjà affreusement boursouflé, mais jongler entre l’anglais et le français (quand ça veut bien) pour comprendre des répliques lancées à la mitraillette, c’est juste pas possible. Les deux films Jiang Wen que j’ai vu pour cet « hommage » ont été massacrés en projection… Pauvre cinémathèque.

Rogue One 2016 :

Ça me laisse sans voix. Un personnage principal qui décroche pas deux phrases de suite après une demi-heure, une poignée d’autres à peine esquissés et sans saveur. Triste.

Les Plaisirs de l’enfer, Mark Robson (1957)
La Soif de la jeunesse (Parrish), Delmer Daves (1961)

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Sur le globe d’argent, Zulawski (1988)

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Le Paon, Gu Changwei (2005)

7,5. Dommage de ne pas être resté sur la seule trajectoire de la sœur avec une actrice formidable. Sacrée tête de mule. Avec ses deux frères, le film tire un peu plus vers la comédie et ça parait parfois un peu trop forcé. Mise en scène remarquable.

Relecture de Terminator
Cris et Chuchotements

Bergman fait du Bergman, comme Fellini peut faire du Fellini, ou Tarkovski faire du Tarkovski. Ces années 70… Quelque chose est frappant ici, c’est la manière dont Bergman laisse libre ses acteurs. Pas dans dans les mouvements mais dans la possibilité de proposer, comme si Bergman leur indiquait un état d’esprit (souvent lié à la solitude de ces sœurs) et qu’il leur demandait de se laisser aller devant la caméra pour voir ce qui pourrait jaillir d’elles. Et malgré de très nombreux excès, c’est toujours dans la retenue. Les cris ne sont jamais qu’étouffés comme l’indique d’une certaine manière le titre. Et ce travail sur les couleurs (unies, comme à la 2001) et les costumes est parmi ce qu’il s’est fait de mieux.

Fais de beaux rêves, Marco Bellocchio (2016)
La Ruée, Frank Capra (1932)

Très efficace. Amusant de voir que déjà tout est en place pour les Capra qui suivront. La bienveillance générale, l’intérêt pour les mille et une petites histoires de chacun. Si la vie était un gâteau, Capra serait chargé d’en saupoudrer la surface de sucre glace. Tout le monde a le droit au bonheur. Un joli mensonge auquel on se ferait presque prendre.

Bessie à Broadway, Frank Capra (1928)  :

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Harmonium, ôji Fukada (2016)

La Grande Muraille, Frank Capra (1933)

Gnir Rednow, Joseph Cornell (1955 Short Film)

Qu’est-ce que le comble du comble pour le plus mauvais cinéaste de tous les temps ? Filmer l’idée d’un pote tout aussi nul que lui, lui laisser les rushes puis le laisser projeter le même film… à l’envers, le titre « original » devenant Gnir Rednow.

Comble du comble, encore, c’est l’un des Brackhage les plus digestes : prises de vue réelles et la politesse de la brièveté. J’adore les escrocs. Aucune créativité artistiques, mais toujours au top pour entuber son prochain.

(Film(s) bien sur présent(s) dans l’Anthology Film Archives, l’institut fameux new-yorkais censé répertorier les films importants de l’histoire et y incorporant de préférence les œuvres de ceux qui ont créé la dite « anthologie ». « Les meilleurs films du monde, c’est les nôtres ! ». Quand l’histoire vous ignore, écrivez la vôtre.)

L’homme qui rit, Paul Leni (1928)

Très belle histoire, parfaite pour un film muet : l’histoire de Hugo, c’est celle d’un masque, et le cinéma muet montre des masques. L’exécution est excellente.

L’Amazone aux yeux verts, Edwin L. Marin (1944)

Tall in the Saddle

Medea, Lars von Trier (1988)

Récit parfois un peu décousu parce qu’il faut bien balancer de la mise en scène et des images qui sortent de nulle part, mais quelle maîtrise. On dirait un bon Sokourov.

Relecture de Les Poings dans les poches

All I Desire, Douglas Sirk (1953)

Stanwyck + Sirk, on pourrait craindre que ça ronronne un peu trop. Et on aurait raison de le craindre. C’est efficace, très bien ficelé, mais on s’adresse à un public bien particulier et je n’en suis pas.

Premier Contact, Denis Villeneuve (2016)

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L’Alien : « Voici une corde, à quoi va-t-elle vous servir ? »

Le soldat : « À m’entraîner pour faire la guerre ! »

La fillette : « À jouer à la corde à sauter ! »

Le serpent : « tssss »

Le philosophe : « À me pendre ? »

Le chanteur : « À augmenter mon répertoire ? »

Le bûcheron : À relier ces maudits rondins de bois ? »

Le marin : « Je ne soufflerai mot. »

Le diplomate : « À nous lier les uns les autres. »

La linguiste : « hum… à faire une boucle… attends je cherche… »

La scientifique : « À lancer une théorie peut-être ?

Le fou : « Si tu me le demandes, c’est que tu me l’as déjà mise à cou, pas vrai ? »

Tous : « Alors, la solution ? »

L’Alien : « Vous avez tous raison. »

Tous : … et ? c’est tout ? »

L’Alien : « Non… maintenant, mettez-vous d’accord. »

Tous : « Quoi ?!… Mais… C’est impo… Mais pas du tout !… Il n’en est pas… question !!! … quoi encore ! Ça va trop loin !

L’Alien : « Vous avez cinq mille ans. A+ »

Giallo, Dario Argento (2009)

Comment appelle-t-on un cinéma bis ou de la série Z exploité comme du grand cinéma sans n’en avoir les moyens ? Si le giallo était jaune pisse, celui-ci est noir comme la merda. Quand la série Z se prend au sérieux parce que d’autres le font pour elle, elle se vautre lamentablement. On aura beau dire, que les années 70 et 80 étaient laides, kitsch, d’accord, mais que propose-t-on depuis, en particulier en matière d’horreur ? Du réalisme puant et sadique.

China Is Near, Marco Bellocchio (1967)

Le Goût de la cerise, Abbas Kiarostami (1997)

L’anti La vie est belle 2eme volet après Storytelling.

« Salut, tu veux pas m’aider à me suicider ? — Hum, tu veux pas que je te suce la cerise plutôt ? — Non, merci. » « Salut, tu veux pas m’aider à me suicider ? — Mon Dieu, mais c’est interdit par le Coran… — La ferme. » « Salut, tu veux pas m’aider à me suicider ? — Pourquoi pas… Tiens, prends cette route s’il plaît, elle est plus belle, plus longue, mais vraiment jolie… — Tin, mais elle est toute cabossée ta saloperie de route ! — Oui, désolé, parfois on pense faire le meilleur choix et on se trompe… » « Salut Abbas, t’as pas une clope ? — Tiens. — Dis, tu as décidé d’une fin pour ton film ? — J’en sais rien, je m’en fous. — Mais Abbas, c’est pas sérieux… — C’est vrai, ce n’est qu’un film. »

Ratcatcher, Lynne Ramsay (1999)

C’est glauque comme du Loach, et comme Loach est depuis tout ce temps passé du côté clair de la force, d’autres s’y collent. C’est pas ma cup of tea mais c’est très bien mené. Excellente direction d’acteurs et une manière très particulière de capter le réel, les instants de vie, en faisant abstraction de ce qui finalement dit peu de choses, les dialogues. Un cinéma presque entomologique.

The Grandmaster, Kar Wai Wong (2013)

C’est un peu comme un match de All Star en NBA : ni opposition, ni enjeu, et des guignols qui font des acrobaties qu’ils seraient incapables de reproduire là avec un vrai enjeu et une vraie opposition. Bienvenue à Hollyday on Ice.

Il pleut sur notre amour, Ingmar Bergman (1946)

Early Bergman is not that much Bergman. Il y a un peu trop d’action. Bergman, c’est bien quand c’est statique, avec des personnages avec des quêtes ou des errances intérieures, quand il questionne les tourments et la solitude de chacun, et quand le rythme est lent au point d’y sentir le temps se pendre au bout d’une corde.

Storytelling, Todd Solondz (2001)

L’art du cynisme qui vise juste. Personne à sauver. Tous des crétins. Dommage que le film soit constitué de deux récits inégaux (un troisième annulé leur aurait peut-être donné un autre sens).

Alimentation générale, Chantal Brillet (2006)