Dokuku / Lamentation, Shin Saburi (1952)

Dokuku / Lamentation

Dokuku Année : 1952

5/10 IMDb

Réalisation :

Shin Saburi

Avec :

Sumiko Abe
Michiyo Kogure
Tatsuya Mihashi
Kuniko Miyake
Shin Saburi

Shin Saburi devant et derrière la caméra. On le connaît surtout comme acteur, et il fait appel à d’autres têtes connues pour l’occasion. Vendu par la Maison de la culture du Japon où il est projeté comme une sorte de Eve japonais, ce serait plutôt The Actress (tourné l’année suivante).

Difficile de s’émouvoir pour une telle histoire : le personnage principal de l’actrice est insupportable, prête à tout pour réussir ; et l’écrivain ainsi assailli paraît un mollusque à se laisser manipuler sans jamais se départir de son insupportable nonchalance.

Les effets de mise en scène n’y changeront rien. Impossible de s’intéresser au destin de personnages antipathiques. En général, tous les acteurs veulent rendre leur personnage plus sympathique qu’il ne devrait l’être, là Shin Saburi ne se fait pas prier…

On se demande comment un tel film a pu être sélectionné par la revue Kinema Junmpo pour être un des meilleurs films de l’année 52.


 

Femmes libres, Vittorio Cottafavi (1954)

Principes d’évaporations moraux

Una donna libera
Année : 1954

Réalisation :

Vittorio Cottafavi

Avec :

Françoise Christophe
Pierre Cressoy
Gino Cervi

8/10 IMDb

Listes :

L’obscurité de Lim

MyMovies: A-C+

Remarquable petit drame, là encore, enfermé dans une bogue de noir, façon « flash-back, comment j’en suis arrivé là ».

Ça ressemble quand même pas mal de mémoire aux Amants passionnés de David Lean tourné quatre ans avant. On a même droit aux séquences identiques sur terrasse avec vue sur un lac…

Au-delà de la copie (ou de la simple ressemblance), le petit drame bourgeois présenté est typique de ce qu’il se fait de mieux à l’époque pour décrire la condition de la femme et ses petits dilemmes. Être libre, indépendante, se couper de sa famille, renoncer au grand amour et au mariage, et puis « merde, je ne vais quand même pas finir jeune fille avec mes idées à la con… » et là, le retournement.

Ce qui est remarquable, c’est l’absence de jugement. Tous les personnages commencent avec des principes, qui se heurtent souvent à ceux des autres ; et puis la vie, les circonstances les poussent à les changer ou à les contredire. Le plus symptomatique là-dedans, c’est bien le personnage du chef d’orchestre, coureur invétéré, qui initie la belle aux “joies” de l’indépendance, mais qui, on le comprend grâce au tableau qu’il garde précieusement chez lui, ne l’a jamais oubliée et n’aura finalement jamais aimé qu’elle malgré ce qu’il pourrait avouer. Il y a ce qu’on dit et voudrait montrer de soi, la volonté de suivre certains principes moraux, et ce que finalement on ressent. Jolis dilemmes intérieurs. Les idéaux, c’est bien beau (tous les idéaux, pas seulement ceux exposés dans le film et opposant les personnages), mais le cœur a ses raisons… Les circonstances, parfois, aussi, décident à notre place.

Le film décrit également assez bien la différence homme/femme dans leur approche du travail et de la vie sentimentale de cette époque : les hommes sont présentés comme pragmatiques en amour (ils vont droit au but et savent ce qu’ils font, quels que soient leurs principes – les deux hommes qui s’opposent ici, l’amant invétéré et le mari traditionnel – se retrouvent au moins là-dessus) alors qu’ils sont plus “romantiques” au travail (ils semblent accepter la part irrationnelle et aléatoire de leur occupation professionnelle, et cela semble bien alimenter leur envie d’aller de l’avant) ; les femmes semblent au contraire plus raisonnables au travail (ça implique une certaine docilité et un respect des règles et de la hiérarchie, une absence apparente d’ambition) et plus idéalistes (ou naïves, manipulables, romantiques) en amour. Le constat est le même que dans de nombreux films : quoi qu’il arrive la femme est toujours perdante (c’est le point commun de tous ces films tournés à la même époque et sur tous les continents). D’où la tragédie, et le passage à l’acte brutal. Rien de féministe pour autant. Pas d’idéologie crétine, puisqu’on ne juge pas dans une œuvre réussie, on n’affirme rien : le constat d’abord, au spectateur ensuite d’en tirer les conclusions. Le constat, déjà bien difficile à appréhender et à illustrer, c’est bien suffisant, ce que les histoires parviennent parfois à faire. Le spectateur, s’il ne s’est pas encore forgé des idées préconçues et grossières, fera le reste, au point même de prêter à l’auteur des intentions qu’il n’a jamais cherchées à exprimer (et pour cause, si seul le constat se transmet dans une œuvre réussie).

Une femme a (encore) tué…

Le film ne cesse de casser les certitudes des personnages, et donc des nôtres, s’interdit les facilités et comme toutes les meilleures œuvres pousse à la prise de conscience d’une complexité qui nous dépasse. Des dilemmes impossibles à résoudre, des fausses évidences, le danger des réponses toutes faites… Si ces personnages ne cessent de se contredire, s’ils évoluent au point de renier leurs principes moraux passés, c’est bien qu’aucune certitude n’est possible. Face à l’inconfort de la vie et de ses expériences parfois traumatisantes, on ne fait que s’adapter. Les principes finissent toujours par fléchir.

Il y a des fables qui tendent à réduire le monde en simples devinettes faciles à comprendre et qui nous trompent, et il y en a d’autres qui nous ouvrent les yeux sur la complexité des choses, et nous poussent ainsi à l’humilité, la compréhension, la tolérance. Même un petit mélo (le film est toutefois reconnu comme étant un des « cent meilleurs films italiens ») peut y arriver.

Peut-être le meilleur Cottafavi.

 


Jolie affiche française avec laquelle on sent bien l’influence noire :

Une femme a tué, Vittorio Cottafavi (1952)

Une femme a tué

Una donna ha uccisoAnnée : 1952

Réalisation :

Vittorio Cottafavi

8/10 IMDb

Listes :

MyMovies: A-C+

Le meilleur Cottafavi jusqu’à présent[1]. Sorte de shomingeki enrobé d’un gentil petit film noir. Le noir du deuil, celui de l’amour et de ses espérances.

Une morale en guise de mise en garde pour les jeunes filles au sortir de la guerre : un dragueur insistant et lourd restera toujours un dragueur et un sombre connard. Les petites filles se laissent toujours prendre avec bonheur au jeu des apparences. Les princes sont d’immondes hypocrites, des manipulateurs, et leurs manières avenantes ne cachent rien de plus qu’un caractère noir…

Film noir donc, d’autres diront mélodramatique, mais quand Cottafavi filme l’errance d’une fiancée chassant ses souvenirs sous la pluie, il la filme comme un thriller, un film noir. Dans les mélos, ce sont les larmes qui coulent. Ici, les larmes ont coulé. Toute une différence, comme l’art de la suggestion qui n’a rien de la pornographie du mélo, comme quand Cottafavi montre un pyjama pour suggérer la nuit du fiancé passée ailleurs. Des scènes muettes admirables.


[1] voir le classement

Rue de l’Estrapade, Jacques Becker (1953)

Sortie des artistes

Rue de l’Estrapade
Année : 1953

Réalisation :

Jacques Becker

Avec :

Anne Vernon
Louis Jourdan
Daniel Gélin
Jean Servais
Micheline Dax

8/10 IMDb iCM

Listes :

L’obscurité de Lim

MyMovies: A-C+

Films français préférés

Une histoire du cinéma français

C’est fou ce qu’arrive à faire Becker avec une histoire sans génie mais avec un bon casting… Il suffit pour lui de reprendre les amoureux d’Édouard et Caroline, Daniel Gélin et Anne Vernon, et d’y greffer Louis Jourdan.La seule différence c’est qu’ici le personnage de Jourdan justement n’est pas si drôle que ça et qu’ils (Jourdan et Becker) peinent à le rendre amusant et sympathique. Quelques scènes donc ratées. Pourtant avec ses faux airs de Mastroianni, il aurait pu faire l’affaire ; seulement lui manque le nécessaire, l’indispensable, à tout acteur de comédie : la fantaisie. Un acteur de comédie sans fantaisie, c’est comme une femme sans charme, et parfois ça ne s’explique ou ne s’apprend pas. Marcello a de la fantaisie (on le voit dans le même type de situation — des scènes de couples amoureux — dans Break-up par exemple), et Jourdan n’en a pas beaucoup. Et c’était bien l’alchimie incroyable qui faisait que le couple Gélin-Vernon marchait dans le précédent.

Le personnage de Gélin n’est pourtant pas facile, une sorte de dragueur lourd qui cherche à s’imposer, mais il arrive à la rendre attendrissant, et surtout Anne Vernon le regarde ainsi. Les deux sont donc sur la même longueur d’ondes.

Et j’insiste mais la fantaisie d’Anne Vernon est tout bonnement exceptionnelle. Preuve que dans la comédie, pour faire rire, il faut surtout chercher dans le “moins” que dans le “plus”, et pour avoir vu un Guitry au théâtre cette semaine, voir des actrices laisser venir à elles le regard du spectateur, jouer dans la subtilité, la bienveillance et donc la fantaisie, c’est très rare et toujours plus tentant d’aller vers les effets sensationnels… Pour faire passer tout ça, il faut avoir non seulement une grande humilité (pour se laisser regarder, c’est qu’il en faut de l’humilité, alors que les pitres lourds jouent avec des masques pour mieux se cacher) mais une justesse à toute épreuve. Toute une tradition de merveilleux acteurs à la française qui s’est éteint dans l’indifférence. Place aux Dujardin…

On peut d’ailleurs y croiser ici une jeune et épatante Micheline Dax, et un toujours parfait Jean Servais (plus de fantaisie qu’il n’y paraît — si, si — et là encore une justesse folle en en faisant toujours le moins… on appelle ça la classe aussi).

Becker est un directeur d’acteurs hors pair. Rien que choisir Signoret et Reggiani dans Casque d’or, qui n’ont a priori rien de jeunes premiers, ça veut tout dire, le gars renifle le talent comme personne. Et même principe pour ces deux-là, même dans un drame, la fantaisie est cruciale ; contrairement à ce qu’on pourrait penser ou ce que les nigauds voudraient laisser croire, l’humour est bien supérieur au sérieux, et est en tout cas la marque la plus sûre d’une certaine intelligence.

Que ce cinéma français nous manque… Qu’a-t-on donc fait au bon Dieu…

Casque d’or, Jacques Becker (1952)

Western à la française

Casque d’or
Année : 1952

Réalisation :

Jacques Becker

Avec :

Simone Signoret
Serge Reggiani
Claude Dauphin

9/10 IMDb

Listes :

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Limguela top films

MyMovies: A-C+

Films français préférés

Une histoire du cinéma français

Cent ans de cinéma Télérama

Y a des films qu’il ne faut pas voir à vingt ans… La région parisienne populo avec ses ginguettes, ses bandes de voyous, son absinthe, ses gendarmes et ses voleurs, ses putes à quarante sous, ses vauriens et ses braves types qui causent peu mais qui cognent fort.

Casque d’or, c’est le western parigot aux accents argotiques qu’on n’a jamais eu ou trop peu, celui dont on a honte et qui remplit pas sa grande salle domestique à la cinémathèque… Du western bien de chez nous, et faut peut-être le voir autrement pour y comprendre les qualités qui pouvaient avoir échappé au premier “visionnement”. Parce que ça pépère, c’est de la maîtrise et de l’humanité qui pue des pieds. Oui madame. Si le génie c’est 99 % de transpiration, là on la sent bien la sueur, mais le génie aussi se cache dans le détail : une reconstitution impec’ qui fait ni studio ni carton-pâte et donc la contextualisation, le hors champ qui épatent en transition ou comme ça au détour d’un décor ou d’un accessoire ; la direction d’acteurs qu’on aura rarement vu aussi juste (un salaud, faut le rendre sympathique, c’est toute la difficulté) ; et surtout les détails humanistes, les petits partis pris en faveur des « bons gars », qui questionnent et bousculent les apparences.

Eh oui, on ne tue pas par plaisir, et quand on tue, on pleure aussi ; et quand on aime, ça fait mal aussi, parce qu’on sait qu’aimer vous amène droit à la mort. Ça commence avec des petits emmerdes, mais on n’y résiste pas, on est humain, alors oui, on aime. On aime toujours la poule d’un autre, c’est fatal.

Ils sont comme ça les westerns de Becker, il n’y a pas vraiment de gendarmes ou de voleurs, de salauds ou de bons gars, tout se mêle, et c’est ça l’humanité. Chez La Fontaine, de par chez nous, on tire une morale, bah chez Becker on dit « voilà, ça c’est des hommes, fermez les volets ! » Merci, on ne côtoie que des monstres, au boulot, dans le métro ou à la télévision (La Bande des onze, un opus tous les cinq ans, toujours les mêmes caricatures, et la même immoralité à la fin), encore heureux que le cinéma, avec leurs génies qui transpirent l’humanité, et la définissent plus qu’ils ne la décrivent, en réalité, encore heureux que tout ça perdure.

S’il n’y avait qu’un seul mensonge à garder de toute cette merde, c’est encore celui-ci. Se mettre à y croire, rêver que cette humanité existe différemment quand on ne l’a jamais vu ailleurs que sur un écran. Becker transpire, merci à lui ; moi je renifle et j’en perds pas une goutte.

La Fille aux jacinthes, Hasse Ekman (1950)

Laura ni l’audace ni la dégaine

Flicka och hyacinter Flicka och hyacinter Année : 1950

Réalisation :

Hasse Ekman

6/10  IMDb

Listes :

Film noir suédois qui vaut surtout pour l’originalité de son pot aux roses (“rousse” presque). Tu copies Laura, tu remues ton pinceau, et ça donne Alex avec son joli tableau.

Ça reste sage, plutôt convenu et bien trop inspiré des pré-noirs américains ou toujours de Laura.

Décevant pour ce qui est censé être un des meilleurs films suédois. Reste la fin, d’accord d’accord, mais une fin ça ne se déguste qu’une seule fois. Et un grand film, c’est sans fin, un mouvement perpétuel, inaltérable. Des neiges éternelles. Tes jacinthes sont-elles fraîches, archi-fraîches, duchesse ?

Archi-déchu. Un noir moyen vaut mieux que deux tue Laura.


 

Feuilles d’automne, Robert Aldrich (1956)

Hantipsychiatrie

Autumn Leaves

feuilles-dautomne-robert-aldrich-1956Année : 1956

5/10 IMDb iCM

Réalisation :

Robert Aldrich

Avec :

Joan Crawford
Cliff Robertson
Vera Miles
Lorne Greene
Ruth Donnelly

Le film n’est pas mauvais, mais franchement pénible à regarder.

Si on compte trois parties, on a la première, la plus sirupeuse, celle de la rencontre, jusqu’au mariage entre Joan et son Jules, et l’arrivée de Vera Miles. La seconde est la plus aldrichienne, tordue, cruelle, vicieuse (1956, elles ont commencé tôt les années du « Hollywood décadent… » on se demande où est le code Hays ici). Et puis il y a la troisième, celle que j’ai le moins supportée et qui concerne la détresse psychologique de Burt.

Feuilles d’automne, Robert Aldrich (1956) Autumn Leaves William Goetz Productions

Le vice de ce second acte, ça peut encore passer, mais le traitement de la folie guérie à coup d’électrochocs, et tout ce qui précède dans la description de la folie, c’est bien trop à supporter. On n’est pas du tout dans l’horreur, mais d’une certaine manière, c’est horrible et particulièrement déplaisant à suivre. D’ailleurs ça l’était déjà avec ce couple “trouble” de la femme et du père de Burt : dans Les Frères Karamazov, ça passe très bien parce que ce sont des bouffons, des “sensuels” comme ils disent, donc ils reconnaissent ce qu’ils font, là ce qui met mal à l’aise et qui les rend antipathiques, c’est que ce sont des manipulateurs qui nient le mal qu’ils infligent à Burt. On est dans le sadisme sournois, le pire, celui qu’on craint, décelé derrière le jeu des apparences ; ce qu’on craint et ce qu’on ne voit pas, c’est toujours le plus horrible, sauf qu’ici, ce sadisme est accessoire et sans faire l’objet du sujet principal du film, il est gratuit. Et c’est moins l’écriture que la direction d’acteurs de Aldrich qui choisit ici de faire jouer ses acteurs sans aucune nuance possible. On aurait pu accepter cette liaison et rendre ainsi encore plus compliquée la situation, si on pouvait avoir des indices d’une certaine empathie envers Burt, ça n’aurait pas été contradictoire avec leurs actions. Un regard ou deux auraient suffit, mais Aldrich ne se donne même pas la peine. Fiodor Karamazov est un de mes personnages préférés dans toute l’histoire du cinéma. Une crapule de première, il fait des coups de pute, mais il est honnête dans sa malhonnêteté, il irait même jusqu’à admettre des vacheries qu’il n’a pas faites parce que ça l’amuse. Je trouve ça particulièrement théâtral, grotesque, et monstrueux, dans le sens où il se donne en spectacle en permanence (et Lee J. Cobb là-dedans…). Difficile de trouver antipathique un bouffon. Là pour rien au monde je trouverais le père et l’ex-femme sympathiques, on dirait des caricatures de faux-culs sortis du Village des damnés.

Bref, c’est osé, mais manque le grotesque, les excès propres à Aldrich. Parce que le grotesque, tu peux toujours en rire. (La différence avec Strait Jacket, avec la même Crawford, c’était qu’au moins on pouvait en rire. Crawford et sa hache – ou pas – trucidant l’ensemble de la distribution…).

Il faut croire que chaque époque connaît une certaine forme de décadence. Est-ce que la décadence, ce ne serait pas de chercher à pousser toujours plus loin les limites des recettes passées quitte à faire basculer un genre, des usages, vers des excès insupportables ? Si aujourd’hui par exemple, l’industrie du cinéma nous abreuve toujours plus de « fantaisie » et d’effets spéciaux, et cela peut-être depuis Jurassik Park (voire depuis Star Wars ou Le Seigneur des anneaux), il y avait dans les années 50 et 60 à Hollywood un désir de pousser vers toujours plus de psychologie mal placée. On joue avec la censure, et puis on voit qu’un léger dégel s’opère et que le public en redemande pour avoir été privé de vices depuis vingt ans aux écrans, et on en veut toujours plus. Je ne sais pas ce qui est le pire entre la fantaisie niaise et la psychologie d’asile de fous… mais il est probable que les spectateurs se ruent vers des spectacles qui ne feront pas date dans l’histoire. L’appétit du réchauffé rassure mais se révèle presque toujours indigeste.

C’est bien dommage. Le savoir-faire de Aldrich est là, les acteurs sont excellents. Bien d’autres fois Aldrich saura doser ses effets pour jouer des excès dans le bon sens.