L’Enjeu, Frank Capra (1948)

L’Homme de la haute

State of the UnionState of the UnionAnnée : 1948

6,5/10 IMDb iCM

Réalisation :

Frank Capra

Avec :

Spencer Tracy
Katharine Hepburn
Van Johnson

Frank Capra peine un peu à faire oublier l’origine théâtrale de cette histoire. De nombreuses séquences traînent en longueur. Même s’il faut reconnaître l’habilité de Capra et de ses interprètes à remplir cet espace immobile…

Capra semble vouloir tenter de reproduire les recettes de ses succès précédents. Manque cependant un aspect important de ces films qui n’apparaît pas ici : l’homme de la rue face aux institutions.

Le personnage de Spencer Tracy est certes sympathique, honnête, mais la marche qui lui reste à faire pour grimper dans l’échelon, se mesurer aux politiques, découvrir leurs magouilles, n’est pas si grande. L’opposition est moins efficace. Sa femme, un peu trop vertueuse aussi.

Le retournement attendu final et commun à presque tous ces films de Capra est peut-être le seul véritable instant de bravoure du film. Il est précédé aussi de la seule scène hilarante, et arrosée, “opposant” le personnage de Katharine Hepburn (femme d’un candidat à l’investiture républicaine) et une femme démocrate habituée à noyer ses soirées de campagne pour le parti républicain de son mari dans l’alcool et la bonne humeur…

Pas essentiel.

Héros d’occasion, Preston Sturges (1944)

Héros d’occasion

Hail the Conquering HeroHail the Conquering HeroAnnée : 1944

Réalisation :

Preston Sturges

Avec :

Eddie Bracken
Ella Raines
Raymond Walburn

7,5/10 IMDb iCM

Listes :

MyMovies: A-C+

Lim’s favorite comedies

Bonne surprise. Preston Sturges maîtrise son sujet de bout en bout et sur tous les plans. Sans doute aurait-il mérité une vedette pour le rôle principal (même si Eddie Bracken mérite ses médailles, on ne pourra prétendre qu’il aura laissé une grande place dans l’histoire du septième art) ; ce film ne manquait que de ça. Les acteurs secondaires sont parfaits, signe du soin apporté d’abord dans l’écriture par Preston Sturges pour développer ses personnages, mais également le savoir-faire du cinéaste dans la direction et le choix de ses acteurs.

L’enchaînement des péripéties ne laisse pas un moment de répit au spectateur. C’était un pari assez difficile de pouvoir offrir ainsi en temps de guerre une comédie capable de donner de l’élan et de l’espoir aux troupes, surtout aux hommes et femmes restés au pays… Et Sturges le remporte haut la main.

Avec Preston Sturges, c’est souvent tout ou rien, je le remercie au moins pour cette fois de m’autoriser… un enthousiasme modéré. La marque peut-être des grands cinéastes : une certaine capacité, en roue libre, à offrir des œuvres de qualité, ni plus, ni moins. Enfin.

Cette belle vie, Mikio Naruse (1944)

Naruse en campagne

Tanoshiki kana jinsei Année : 1944

 

8/10 iCM IMDb

Réalisation :

Mikio Naruse

Avec :

Kingorô Yanagiya ⋅ Hisako Yamane ⋅ Entatsu Yokoyama

Listes :

L’obscurité de Lim

MyMovies: A-C+

Limeko – Japanese films

Lim’s favorite comedies

Avant d’adapter Fumiko Hayashi en 1951 avec Le Repas et de continuer à s’intéresser aux couples, à la famille, voire aux geishas, parfait symbole de la transformation de la société japonaise, dans un style entre mélo et réalisme, Mikio Naruse semble avoir tourné pendant la guerre principalement des comédies légères (peut-être pour éviter de devoir faire des films propagandistes comme Toute la famille travaille ou A Mother Never Dies, même si les comédies à leur manière peuvent être considérées comme des films de propagande vu qu’ils entretiennent le moral des troupes ou des familles…). C’était en tout cas le cas avec Les Acteurs ambulants et Hideko receveuse d’autobus.

On retrouve le même principe que dans Les Acteurs ambulants. Dans un petit village de campagne, un marchand (ambulant) s’installe dans une boutique. Habitants et commerçants, d’abord sceptiques voire irrités de son arrivée et de la concurrence, étonnés de son comportement étrange (le marchand proposant services et conseils en tous genres), finissent par adopter ses conseils de bon sens et de joie de vivre. Parfois des inconnus venant de la ville demandent à le voir, laissant suggérer qu’il est un escroc ou un illuminé. On n’aura jamais la réponse : le marchand s’éclipsant aussi vite qu’il était arrivé.

Cette belle vie, Mikio Naruse 1944 Tanoshiki kana jinsei | Toho Company

Peut-être y a-t-il une subtilité, un indice qui expliquerait qui est cet homme et sa petite famille, mais finalement, ne rien y comprendre apporte un sens presque universel à cette histoire toute simple. Lui et sa petite famille n’ont qu’un souci, rendre les gens heureux autour d’eux, faire qu’ils apprennent à mieux vivre ensemble et respecter les petites choses du quotidien comme ce qu’offre la nature (un peu écolo dans l’âme). Ces gens de la ville (image étrange de cette voiture noire stationnant dans cette rue du village) sont comme la fatalité, le sort, qui voudrait s’abattre sur tous ceux qui voudraient répandre le bien autour d’eux… C’est l’époque qui veut ça : deux ans plus tard Capra fera La vie est belle.

Il y a un peu de Capra dans cette histoire, c’est vrai, même si on est loin du rythme imposé par la comédie américaine. On y retrouve la même célébration des valeurs des petites gens, la même absurdité et légèreté de Vous ne l’emporterez pas avec vous. Le rythme, lui, ou le ton, sont plus conformes à ce qu’on trouvait avant guerre chez René Clair (Sous les toits de Paris ou le Million par exemple, et dans le même ton, il reprend l’idée de l’introduction dans Love Me Tonight quand Paris se réveille au rythme des objets de la vie quotidienne). Il faut aussi penser bien sûr aux films de Shimizu de la même époque.

Assez réjouissant, simple et charmant. À ranger dans une boîte avec Les Acteurs ambulants et Hideko, receveuse d’autobus.



 

Le Gros Lot, Preston Sturges (1940)

Quand Le Million rencontre Le Dîner de cons, ça donne Bienvenue chez les Ch’tis

Christmas in July christmas in july prestonAnnée : 1940

4/10 iCM IMDb

Réalisation :

Preston Sturges


Avec :

Dick Powell ⋅ Ellen Drew

J’étais jusque-là partagé sur Preston Sturges. J’avais trouvé The Lady Eve[1] brillant, mais les Voyages de Sullivan[2] particulièrement navrant.

Malheureusement, cet opus tient plus du second. Le même ton, la même vulgarité. Je me suis rarement senti aussi mal devant un film. Il avait déjà eu une des idées les plus pitoyables qui soit avec les Voyages, digne d’un Bienvenue chez les Chti (un cinéaste de bonne famille décide de se faire passer pour pauvre pour voir l’autre côté et apprendre de la vie…), il continue ici de la même manière. On est entre le Dîner de cons et le Million. Un brave garçon rêve de gagner un concours de slogan publicitaire auquel est attribué au gagnant une grosse somme d’argent (idée sans doute piochée par Sturges, en bon francophile qu’il est, dans Un oiseau rare). Des collègues lui font alors une des plus mauvaises blagues qui soit : lui faire croire qu’il a gagné. Commence alors un long quiproquo autour duquel va s’enchaîner des situations toutes plus dégoulinantes de mièvrerie les unes que les autres. Il faut voir le retour du fils prodigue dans son quartier populaire, remettre des cadeaux à tous ses voisins, et en particulier à une gamine clouée sur une chaise roulante… La même complaisance à l’égard des classes populaires que dans le Voyage. Il lorgne clairement du côté des comédies de Capra, mais n’en a pas la même subtilité. Tout est grossier chez Sturges, facile… La tirade de son épouvantable fiancée glorifiant les valeurs de l’individualisme et de l’ambition est à vomir. Ça dégouline de bons sentiments et ça mène nulle part. Parce que évidemment, Sturges s’en sort avec l’évidente pirouette finale qu’on ne sent pas venir des kilomètres à la ronde… Avant ça, les deux s’étaient envoyés des « Tu es merveilleux » « Non, c’est toi qui es merveilleuse » d’une grande finesse comme d’habitude.

Consternant.

À noter une scène d’introduction d’une longueur assommante. La film est court, tout juste un peu plus d’une heure. Et Sturges nous présente ses deux tourtereaux assis sur les toits à écouter les résultats du concours donné à la radio… Un quart d’heure sur l’ambition à l’américaine, dans le genre « Je crois en toi, tu vas réussir, parce que tu le mérites et parce que c’est toi »…

Pas convaincu non plus par l’utilisation de Dick Powell dans ce modèle de vertu qu’est ce Jimmy MacDonald. Jimmy Stewart y était habitué à ces personnages bien propres sur eux… Tout ramène à Capra. J’étais plus habitué à le voir en jeune premier dans les comédies musicales de la première heure. Il ne vaut pas plus. Aucun charisme, la bonne bouille de premier de la classe. Je lui aurais bien envoyé une torgnole… Après avoir pitié de lui pendant une bonne demi-heure, j’ai fini par ne plus supporter non plus la triste aventure de son personnage, mais ses allures de fils à papa, pour qui tout est formidable, qui, quoi qu’il arrive voit toujours le bon côté des choses et des gens. Le nigaud.


[1] The Lady Eve

[2] Les Voyages de Sullivan

Les Acteurs ambulants, Mikio Naruse (1940)

Absurde

Tabi yakushaTabi yakusha Année : 1940

9/10 IMDb  iCM

Listes

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Limguela top films

L’obscurité de Lim

MyMovies: A-C+

Limeko – Japanese films

Lim’s favorite comedies

Réalisation :

Mikio Naruse

Avec :

Kamatari Fujiwara
Kan Yanagiya
Minoru Takase
Sôji Kiyokawa
Kô Mihashi
Zekô Nakamura

Une troupe s’installe dans un petit village de campagne pour y présenter une pièce sans prétention. Parmi les acteurs, deux frères interprètent un cheval. Pour l’un et l’autre, mais surtout pour l’aîné pour qui il s’agit là d’un véritable art acquis après de longues années de perfectionnement, tout change quand un ivrogne s’assoie sur la tête du cheval. Essayant de la faire rafistoler par un fabriquant de lanterne, la tête ne ressemble plus qu’à celle… d’un renard. Tout un art ancestral qui vole en éclats. L’aîné qui interprète le cheval refuse de jouer dans ces conditions et se sent profondément humilié, rappelant à quel point son interprétation dépend du moindre détail. Mais l’humiliation, et la déception, n’en sera que plus grande quand finalement, face à son refus de reprendre son rôle, on décide de faire intervenir un véritable cheval sur scène…

Hilarant, profondément juste, et attachant. Encore une fois, il s’agit d’un monde qui s’effondre pour Naruse, et il arrive à ressortir l’absurdité de la situation, celle de la vie, de la marche du monde et du temps, grâce à deux bricoles. Le cinéma, c’est d’abord l’art d’évoquer. Une tête de cheval écrasée, c’est tout le Japon traditionnel voué à disparaître. Une belle satire du perfectionnisme à outrance.

(On peut lire dans Naruse un cinéaste d’Audie Bock, que c’était une des œuvres préférées du cinéaste.)


Les Acteurs ambulants, Mikio Naruse 1940 Tabi yakusha | Toho Eiga

 


 

The Lady Eve, Preston Sturges (1941)

Les Voyages du cœur

Un cœur pris au piègeLady Eve Année : 1941

8/10 IMDb  iCM

Réalisation :

Preston Sturges

Avec :

Barbara Stanwyck, Henry Fonda

TOP FILMS

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Lim’s favorite comedies

Autant j’avais moyennement apprécié Les Voyages de Sullivan pour son message bidon et ses digressions, autant là je suis conquis par ce vaudeville bien ficelé. Preston Sturges oublie Capra et se recadre en produisant un film dans son époque, en alliant romance et burlesque pour en faire une screwball comedy.

Il m’aura fallu tout de même attendre la fin de la première partie sur le paquebot, très bien écrite, plutôt conventionnelle et assez peu burlesque, pour me poiler vraiment. Il fallait bien ça pour oublier que j’étais en train de regarder un Preston Sturges… Le quiproquo à ce moment est parfaitement mis en place. Le personnage de Barbara Stanwyck vient se venger et se moquer du candide fils à papa interprété par Henry Fonda. Pour une fois dans une comédie, l’acteur des Raisins de la colère trouve le bon ton, c’est-à-dire arrive à jouer au premier degré : aucune ironie chez lui, et c’est justement ce qui est tordant.

La scène romantique imaginée par « Lady Eve » avec son Jules et le cheval derrière est hilarante. Là encore, si Stanwyck se retient de rire, Fonda, lui, garde le même sérieux malgré le cheval qui veut absolument poser pour la photo dans cette scène au clair de lune, ou presque. La scène dans le train n’en est pas moins bluffante. Et durant la scène de réception, c’est la répétition qui fait rire, l’excès, et toujours ce premier degré, cette candeur incrédule du personnage de Fonda. Une candeur assez inhabituelle parce que c’est généralement un sentiment attribué aux jeunes filles. Ce personnage de Fonda a tout de la riche fille à marier séduite par tous les mâles alentours… au masculin. Et il sera candide jusqu’à la dernière seconde, puisqu’il n’aura toujours pas compris la supercherie… Comme souvent, c’est Stanwyck qui mène le bal.

Le comique le plus évident est l’héritage du burlesque. Autant se servir des codes mis en place durant le muet. Il y a le choix. Le buddy movie à la Laurel et Hardy ; la catastrophe ambulante à la Buster Keaton ; l’imbécile heureux à la Roscoe Fatty Arbuckle… ou le couple. L’homme et la femme étaient le plus souvent déjà mariés, à la Feydeau ; lui, vagabondant en quête de plaisir et de vice, elle, l’attendant avec son rouleau à pâtisserie (comme dans l’excellent Mighty Like a Moose de Leo McCarey). Le parlant rendait possible les échanges verbaux, et non plus de coups et de poursuites, ce qui a permis de voir plus généralement des couples en train de se former. La comédie romantique, ou la screwball comedy pouvait naître. Les racines du genre sont évidentes. C’est le burlesque. Et pour une fois Sturges est dans cette lignée. Les comédies romantiques sont des films initiatiques à elles seules : le voyage est celui du cœur. Pas besoin d’y adjoindre une quête superficielle comme celle d’un gros lot ou de la « recherche du cœur du pauvre », l’incertitude de la romance est là, et suffit amplement. Quand on est ni Lubitsch, ni Wilder, ni Capra, il faut bien s’en contenter pour faire de bons films.


Un cœur pris au piège, The Lady Eve, Preston Sturges 1941 | Paramount Pictures


 

Les Voyages de Sullivan, Preston Sturges (1941)

Humble proposition pour empêcher les pauvres Negroes de Louisiane…

Sullivan’s Travelssullivan travel Année : 1941

6/10  IMDb  iCM

 

Réalisation :

Preston Sturges

Avec :

Joel McCrea
Veronica Lake

… ou d’ailleurs d’être à la charge de leurs maîtres ou de leur pays et pour les rendre utiles au public*

Un réalisateur voudrait toucher du bout des doigts la pauvreté de la rue pour qu’elle puisse transparaître dans ses films. Pour cela, il entreprend de se faire passer pour un vagabond. L’aventure tourne court et il rencontre une actrice sans emploi à qui il promet du travail. Touché par ce qu’il y a rencontré, tout en étant conscient qu’il n’a pas vécu ce que eux vivent au quotidien, il se jette une nuit dehors avec l’idée de donner à ses pauvres gens quelques dollars. Il se fait agresser, voler tout son argent et est laissé inconscient dans un wagon. Suite à un quiproquo, ses amis apprennent sa mort qui est annoncé dans les journaux.

Ayant perdu la mémoire, accusé d’une agression sur un employé des chemins de fer, il est alors envoyé au bagne pour six ans. Il découvre lors d’une séance de cinéma dans une église que le plus grand cadeau qu’on puisse faire au petit peuple, ce sont des comédies. Il trouve alors l’idée pour recouvrer son identité : se faire accuser de son propre assassinat. Ses amis voient sa photo dans les journaux et le reconnaissent. On le libère et lui demande s’il va faire un film de tout cela, comme il l’avait imaginé au tout début de cette histoire, mais il n’a qu’une idée en tête : pour divertir ces petites gens, il n’y a rien de mieux que la comédie…

(fin du spoiler)

Assez inégal comme film. Ça saute d’une digression à une autre, ressemble à une histoire vraie, absolument pas à une histoire avec un parcours logique. Pas d’unité d’action. On sent bien l’idée de départ, vouloir comprendre ce que c’est qu’être pauvre, les goûts des gens d’en bas… Idée parfaitement louable à la Benigni, de montrer une certaine empathie. Mais on prend le risque de les regarder de haut. Et c’est bien l’impression que ça m’a laissée. Parce qu’au-delà du scénario fourre-tout, il y a la morale de l’histoire. La fin semble oublier que le réalisateur s’est bien rendu coupable de l’agression de cet employé de chemin de fer. Or dès que son identité est révélée, il échappe à la justice. Comme si le fait d’être un homme puissant l’affranchissait de sa sentence. Pour un film voulant se ranger du côté du public, des pauvres, c’est une vision assez contraire à l’idée d’égalité… L’autre idée voulant qu’il faille faire des comédies parce que c’est ce qu’attend le public est peu convaincante. On n’est pas loin de l’idée d’opium du peuple. Sturges nous dit que les films à message c’est nul et qu’il vaudrait mieux regarder des bons films comiques qui prennent pas la tête, sauf que ça si c’est pas un message, c’est quoi ?…

Heureusement que le film est sauvé par les acteurs. Joel McCrea est l’homme idéal pour ce rôle. Tellement propre sur lui, plein de bonnes intentions. Certains diraient lice. Et bien sûr Veronica Lake… la vamp adolescente qui sert un peu de prétexte à l’introduction du personnage féminin dans l’histoire. Elle est totalement hors sujet. Elle est la raison pour laquelle on a droit à une demi-heure sinon plus de digression. Comme dirait le cinéaste, il faut toujours un personnage féminin… Sauf que mettre une romance au milieu de toute cette histoire, soit on en fait réellement une comédie romantique comme il y en avait des tonnes à cette époque, soit on fait un autre film. On ne plante pas un personnage comme ça au début du film pour le lâcher en route à la fin parce que le héros doit suivre son chemin…

Reste quelques dialogues savoureux. Comme quand le réalisateur et son actrice se lance à la rencontre des pauvres, et là, face à un couple de vagabonds, le cinéaste demande : « Alors, qu’est-ce que vous pensez des problèmes de la classe ouvrière ? » Le reste…

*référence à un pamphlet écrit par l’auteur des Voyages de Gulliver.


Les Voyages de Sullivan, Preston Sturges 1941 Sullivan’s Travels | Paramount Pictures